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Vue de France

Révision des lois de bioéthique : et la PMA ?

En 1982 naissait Amandine, le premier «bébé éprouvette» issu d’une FIV (fécondation in vitro). Depuis, les lois de bioéthique de 2004 et de 2011 ont autorisé et «encadré» la PMA (procréation médicalement assistée) pour les couples homme/femme. Actuellement 24 839 enfants français naissent chaque année de ces techniques (3,1 % des naissances).

En France la situation est paradoxale ; plus de 200 000 enfants à naître sont supprimés chaque année au nom du «droit des femmes à disposer de leur corps» et parallèlement, émerge un véritable «droit à l’enfant» pour des individus qui ne peuvent naturellement procréer. Ce mode de fabrication d’êtres humains n’est pas sans conséquences sur le devenir des individus.

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Etats généraux de la bioéthique : tout n'est pas joué d'avance

En janvier dernier, le gouvernement a lancé une grande consultation citoyenne en vue de la révision des lois de bioéthique de 2011.

Sous l’autorité du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), le débat sera mené jusqu’en juillet et une loi devrait être présentée à l’automne. De nombreux débats publics sont programmés, les associations seront auditionnées, des experts rendront un rapport.

Les thèmes abordés

De nombreux sujets seront évoqués : procréation médicalement assistée (PMA), don et transfert d’organes, fin de vie, recherche génétique, intelligence artificielle, données de santé, les neurosciences, la relation santé-environnement…

Un débat confisqué ?

Sous la présidence idéologique de Hollande, les sujets de société sont passés en force : cela a permis le réveil des Français «conservateurs». A l’inverse, la méthode Macron propose le consensus et la communication. Elle passe par les sondages d’opinion et la consultation pour donner un semblant de démocratie… L’approche est très libérale et consensuelle : la fin de vie sera proposée élargie au suicide assisté ou euthanasie légalisée.

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Entretien avec Marie-Christine Arnautu

Parlement Européen, Conseil de l’Europe, Cour Européenne des Droits de l’Homme… Qui connaît réellement ces institutions ?

Véritables laboratoires, c’est là que se forgent normes, recommandations et avis qui ont une influence directe sur l’évolution de notre droit français notamment en matière de politique familiale. Marie-Christine Arnautu est député au Parlement européen depuis mai 2014 (groupe Europe des Nations et des Libertés). Engagée en politique depuis de nombreuses années, elle a bien voulu nous apporter un éclairage sur « ce qui se joue » pour nos familles dans ces institutions.

Vous avez récemment déclaré : « Il ne se passe pas un mois sans une remise en cause des bases qui président à l’équilibre des familles ». Et aussi : « La famille, cellule de base de la société, voilà l’ennemi ». C’est votre vision de ce qui se joue au Parlement européen ?

Oui, absolument. Les exemples des méfaits de cette institution à l’égard de la famille sont légion. Le Parlement européen étant un temple du politiquement correct, l’un de ses passe-temps favoris est la production de rapports admonestant les États membres et même non-membres jugés réfractaires aux lubies droits-de-l’hommistes parmi lesquelles, la promotion des droits des « minorités sexuelles » n’est pas la moindre. Le lobby LGBT au sein des institutions européennes a acquis une influence tout à fait considérable. Pour vous donner un ordre d’idée, l’intergroupe sur les droits LGBT réunit à lui seul environ 150 députés, soit 1/5ème du Parlement... C’est le plus important des 28 intergroupes que compte ce Parlement, plus que celui sur la protection animale dont la cause est pourtant extrêmement populaire parmi les députés.

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Une politique familiale en marche… arrière !

Quelles ambitions notre nouveau Président nourrit-il pour la famille ?

Le programme du candidat Macron, ses soutiens et le fait qu’il n’ait pas d’enfant n’offraient pas de bons signaux. Les premières dispositions prises ne sont pas très encourageantes non plus : les familles et leurs associations restent vigilantes et prêtes à se (re)mobiliser.

Le nouveau Président a une approche très pragmatique de sa fonction et pour objectif la réduction des déficits : principe sain si c’est bien le superflu qui fait l’objet de restrictions. Mais les premières mesures d’économie ciblent directement les familles : baisse des APL (Aide Personnalisée au Logement) ; révision des plafonds d’attribution de la PAJE (Prestation d’Accueil du Jeune Enfant) et sa réduction ; possible remise en cause de l’universalité des allocations familiales et mauvais ciblage de la hausse du complément de mode de garde, uniquement destinée aux familles monoparentales…

Une mission parlementaire doit remettre un rapport sur les allocations et prestations familiales pour ouvrir le débat sur leur universalité et préciser le contour de la vingtaine d’allocations existantes : il y a fort à parier qu’elle propose la suppression d’allocations sur lesquelles comptent les familles.

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Bilan d'un quinquennat socialiste

A défaut de faire reculer le chômage, le quinquennat de François Hollande n’aura pas chômé pour disloquer un peu plus la famille et la société. Ce faisant, il a néanmoins ravivé l’ardeur militante de tous ceux qui ne veulent pas se résoudre à voir notre pays partir ainsi à la dérive.

La mesure la plus emblématique reste bien sûr la loi Taubira instituant le « mariage » dit pour tous, promesse du candidat Hollande. Cette loi funeste a permis la reconnaissance des unions contre-nature et bouleversé l’ordre naturel établi. C’est non seulement une grande offense envers notre Créateur mais aussi un changement de civilisation très grave qui ouvre la voie à d’autres réclamations (PMA, GPA, polygamie etc.). Cette loi a toutefois déclenché une opposition durable que le gouvernement n’avait pas anticipée (cf. les centaines de milliers de manifestants lors des Manifs pour tous) et qui l’a obligé à temporiser sur la légalisation de la PMA et la GPA, même si la circulaire Taubira et les tribunaux français se sont montrés par la suite, très cléments dans la reconnaissance de ces enfants, nés de mère porteuse à l’étranger.

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